On peut répertorier 2 risques majeurs dans ces métiers atypiques, qui sont souvent sous-estimés :
1. Travailler dans l’extrême
Pour ce qui est des métiers de la montagne, leur environnement n’est pas classique. Ils doivent affronter des températures souvent inférieures à -5°C, des chutes de neige abondantes, des pentes glissantes et des zones isolées, parfois sans possibilité de joindre autrui par manque de réseau. Les pisteurs-secouristes, par exemple, interviennent seuls, qu’il fasse nuit ou mauvais temps, pour sécuriser les pistes ou porter assistance. Les conducteurs d’engins de damage, quant à eux, travaillent dans l’obscurité, sur des terrains accidentés, avec un risque constant de panne ou de basculement.
En effet, ce sont ces conditions qui exposent les travailleurs à des risques physiques et psychologiques importants.
2. L’isolement, un danger sous-estimé
L’isolement peut être un facteur de danger important. De nombreux métiers de station sont impactés par cette situation. L’isolement est connu pour être un aggraver de risque : par exemple, en cas de chute, si personne n’est là pour intervenir, les blessures peuvent s’amplifier. Sans compter l’impact sur le moral : travailler seul, dans le froid et l’obscurité, peut générer un sentiment de vulnérabilité et une fatigue mentale accrue.