Les inégalités commencent avec la répartition des métiers. Selon le décompte de la Dares, seules 19 catégories de métiers sur 88 sont véritablement mixtes. La grande majorité reste genrée, si on prend par exemple : le soin, l’éducation, le commerce ou le social, ces métiers sont encore très féminisés. Tandis que le bâtiment, l’informatique ou bien encore la maintenance restent très majoritairement masculins.
Dans ces milieux sociaux, les femmes sont plus atteintes par les risques psychosociaux (RPS). Dans certaines études, 20% d’entre elles affirment avoir déjà subi une agression verbale, physique ou sexuelle dans le cadre professionnel. Pour les mêmes risques, uniquement 13 % des hommes disent en avoir subis. Ces violences, tout comme la tension dans la relation client, font partie du quotidien dans certains secteurs (santé, éducation, commerce) où les femmes sont majoritaires.
De plus, les études montrent aussi que dess écarts de risques sont présents dans un même métier. Par exemple, dans la police, les femmes sont plus souvent chargées de l’accompagnement des victimes. Pour ce qui est du secteur hospitalier, elles concentrent les tâches de relation et de suivi. Mais comme hommes et femmes travaillent dans les mêmes lieux et sur des missions connexes, les différences deviennent invisibles. Résultat : les inégalités d’exposition ne sont pas captées par les outils classiques d’évaluation des risques.